| | s.l., Bouttats, 1692, 53,5 x 62 cm . Belle et très rare gravure représentant le couvent des Carmes qui occupait l'emplacement d'un petit manoir appelé la Maison de Savenel. "En 1688 l'immeuble était occupé par un certain de Stembor. Par après un lorrain nommé Jean-Baptiste Martel, Capitaine des gardes des Princes de Vaudemont, s'y retira après la mort de sa femme Van Weerde, pour y vivre en ermite. C'est lui, qui fort de la protection de la cour de Bruxelles parvint à créer un couvent qui fut donné à la province Flandro-Belgique. Le gouvernement de l'époque permit d'entourer 45 bonniers de terre par un immense mur fait de briques et d'y établir une communauté de vingt religieux. En 1787, la congrégation se composait de 6 pères, 5 frères et 5 domestiques. Le 8 pluviôse An V, le tout fut vendu pour 200.000 francs à l'ex-carme Stalens. Après avoir été converti pendant quelque temps en papeterie le domaine fut acquis par l'avocat Van Overbeke. À ce jour la propriété, appelé aussi château de Savenel, du nom de ses premiers détenteurs, appartient toujours au descendant de cette personne. Il subsiste un corps de logis des XVIe et XVIIe siècles, dominé par le volume carré d'une tour. Ce logis fut l'objet d'aménagements au XIXe siècle et d'une reconstitution selon gravure du XVIIIe siècle du 2e niveau et de la majorité des percements par S. Brigode en 1960-1961. En face du logis, les restes des dépendances ne comprennent plus que deux ailes en L abritant une remise à voitures et un logis secondaire. La ferme ne comporte plus qu'une grange en long, flanquée d'annexes en L (XVIe-XVIIe siècles). La conciergerie, près de l'entrée, fut modifiée dans la 2e partie du XIXe siècle sur un noyau de 1718. On accède à l'ensemble par un grand portail baroque des années 1700. Traversé par la Néthen, le parc abrite un étang et une flore sauvage caractéristique de divers types de prairies humides et de zones de suintements. Le château de Savenel est classé depuis 1948 et 1961 et site Natura 2000, donc d'un grand intérêt historique, architectural et biologique". La gravure a été contrecollée à l'époque sur un carton fort, décoré d'une bande de papier à la colle. Deux petites déchirures au bas de la gravure mais sans perte et traces de clous sur les bords du papier à la colle qui borde la gravure . A droite dans le bas de la gravure, un ermite en prière est surmonté de la devise de St. Jérôme "Oppidum mini Carcer et Solitudo Paradisus", ce qui veut dire : la Ville m'est une Prison et la Solitude un Paradis. Armes et dédicace en latin à Charles-Henri et Anne de Lorraine, Princes de Vaudemont, protecteurs de l'Ermitage. Cft : Père Didace de Saint Antoine, Description historique, chronologique et géographique du duché de Brabant, p. 68. |