ARAM ARNAVOUDIAN (1883-1961) - Studio Alban, La Reine Elisabeth

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260,00 -EUR


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ARAM ARNAVOUDIAN (1883-1961) - Studio Alban, La Reine Elisabeth de Belgique avec la princesse Josephine-Charlotte et les princes Baudouin et Albert.

Bruxelles, Studio Alban 10 Bd. de Waterloo, 1938, Tirage argentique, 17,6 x 17,6 cm, monté sur carton original avec cachet du studio au dos.
Photographie originale signée à l'encre en bas à gauche "Alban 1938". Epreuve d'essai conservée par le studio (Petites éclaboussures noires dans le bas de l'épreuve). Aram Arnavoudian. Né à Kuzguncuk (Istanbul) en 1883. La traduction arménienne de son nom signifie Albanais. C'est la raison pour laquelle son professeur l'appelait "Alban", Vers 1893, sa famille s'installe à Alexandrie où il apprend plusieurs langues. Passionné de musique depuis sa plus tendre enfance, il apprend à jouer du violon. En 1906, il exécute plusieurs commandes grâce à son ami photographe Tachjian qui deviendra par la suite son associé. Leur association ne dure pas longtemps, et Alban finit par ouvrir, non sans difficultés, son propre studio rue Rosette. Après la Première Guerre mondiale en 1920, il décide de partir pour Bruxelles et confie son studio d'Alexandrie au photographe Apkar. Là, il réussit à attirer une clientèle remarquable, dont la reine Elizabeth de Belgique. Son succès lui permet d'ouvrir un autre studio à Paris, rue Ponthieu. En 1940, il décide de quitter l'Europe en raison de la situation économique, et retourne en Egypte. Le succès que connaît Apkar à Alexandrie pousse Alban à ouvrir un studio au Caire au treizième étage de l'immeuble "Assicurazîont Italiani". Il déménage par la suite à la rue Qasr el Nil. En 1944, il rencontre Chaké qui fait partie de la chorale arménienne "Père Gomidas"et l'invite à venir effectuer des retouches. Elle devient son assistante, et plus tard sa femme en 1954. Le studio Alban attire des membres des communautés européennes, ainsi que l'aristocratie égyptienne, y compris le roi Farouk et sa famille. Les instructions qui figurent sur ses négatifs attestent qu' Alban est devenu une véritable institution, employant des artisans spécialisés dans les retouches, l'éclairage et l'agrandissement, lui-même se contentant de donner des directives ou de superviser les opérations. Sa femme Chaké continuera à gérer le studio Alban jusqu'au début des années soixante-dix, sous la signature de "Alban, Chaké". Envoi autographe du photographe daté du 3 août 1938.




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