ref.12509
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![[Illustration]](../../../illu_com/catalogue/illu_photo.jpg) 7 illustration(s) A voir | AESCHYLUS, Aeschyli Tragoediae VII. Quae cùm omnes multo quàm antea castigatiores eduntur, tum vero una, quae mutila & decutata prius erat, integra nunc profertur. Scholia in easdem, plurimis in locis locupletata, & in penè infinitis emendata. Petri Victori cura et diligenta. |
| | s.l. [Geneva], Ex Officina Henrici Stephani, 1557, in-4 (25,5 x 16,5 cm), lettres grecques, romaines et italiques, 395 pp. (pp. 138 et 139 paginée**) - 1f. (blanc qui manque) , a-f4, g-z8, A-B8, C-I4 (le dernier feuillet blanc I4 manque), demi-veau fauve (restaurations de cuir au bas et en haut des mors sur environ 5 cm), dos lisse orné de filet, papier des plats racinés. (Reliure de la première moitié du 19ème siècle). Très rare première édition complète des tragédies d'Eschyle (120 exemplaires connus), qui de plus peut être considérée comme l'édition princeps d'Agamemnon. En effet dans les éditions Aldines de 1503 et de 1518 et dans les éditions données par Turnebus et de Robortellus, parues la même année en 1552, le texte d'Agamemnon est incomplet. Il lui manquait alors 1275 vers et la fin de l'Agamemnon était confondue avec le début des Choëphores. C'est grâce au recherches du philologue et diplomate Piero Vettori (Victorius) 1499-1585, de ses élèves Bartolomeo Barbadoro et Girolamo Maeus et aussi grâce au travail de l'imprimeur français Henri II Estienne (1530-1598) que la tragédie nous est parvenue dans son intégralité. Ils consultent chacun quantités de manuscrits et plus particulièrement le codex Laurentien F, celui que possédait alors le futur pape Paul III, le cardinal Alessandro Farnese. Ce dernier avait dans sa bibliothèque un Agamemnon complet avec les scolies de Guillaume Sirletus qui fut d'un grand secours pour nos savants. Victorius cherchera en vain à faire imprimer son travail par des libraires italiens qui pour des raisons économiques n'étaient plus intéressés par les impressions grecques. Il finit par s'adresser en avril 1556 à l'imprimeur et hélleniste Henrici Stephanus ; ce dernier apporta beaucoup de soin à la publication en consultant de son côté plus de 15 manuscrits, ce qui retarda l'impression et rendit les rapports entre les deux hommes difficiles. C'est une des toutes premières impressions de Henri Estienne à Genève, qui restera le seul commentaire des oeuvres complètes d' Eschyle jusqu'à l'édition de Stanley en 1663. Au début de son édition de Sophocle en 1568, l'imprimeur français exprime d'ailleurs sa fierté pour cette belle impression d'Eschyle à grande marge: Aeschylum meum sequitur tandem Sophocles, meum autem Aeschylum appello quem mea editio prima omnium nitori suo ex parte restitutum dedit, et ita quidem ut vix ulla multo maioris restitutionis (quem alioqui optanda esset) spes affulgeat. Exemplaire à grandes marges avec quelques gloses manuscrites à l'encre bistre. Restauration ancienne de papier en haut de la page de titre sans perte de texte et légère mouillures dans la marge de gouttière de cette page. Autrement bel exemplaire sans rousseurs. Cfr. Renouard, page, n°15 ; Adams A 265 (variante: b2 signée et b4 à deux mains); Schreiber 145 (the book is hand somely printed in two sizes of "grecs du roi"); J.A. Gruys, The early printed edit. (1518 - 1664) of Aeschylus, pp. 77 à 96 ; Dibdin, greek & Latin classics ("This edition is rare and dear") ; Brunet I, 78 ("On en trouve difficilement un exemplaire grand de marges") . |